Musique écoutée : Isolation Songs de Ghost brigade
Dernier livre lu : Garrett detective privé T.2 : un coeur à l'amer de Glen Cook
Dernier film vu : Timber Falls de Tony Giglio
Je n'apprendrais rien à personne en affirmant qu'un film est à la fois un produit artistique et économique. En tant que tel, la plupart des réalisateurs tente de créer une oeuvre que
les publiciste vont s'empresser d'étiqueter et de cloisonner pour ensuite l'emballer et la destiner à un certain public. En d'autres termes les films sont marketés puis vendus comme
n'importe quel autre produit de consommation courante.
Après tout ce sont les règles du jeu et, la plupart du temps, le travaille est bien fait et l'industrie du cinéma est tout de même suffisamment florissante pour que beaucoup (tant dans
la diversité que dans la quantité) y trouvent une place. De plus, la majeur partie de la production colle vraiment à un genre ce qui en facilite la promotion (par exemple un Steven
Seagal est un Steven Seagal, on sait à quoi on s'attend : un film d'action un poil pourrit)
Pourtant, il arrive que le travail soit mal fait soit à cause de la difficulté à vendre certain film soit par l'incompétence des personne en charge du produit.
Le merdage le plus flagrant à ce jour reste Fight club, sorte d'OFNI* cinematographique honteusement vendu (et encore plus detsablement chroniqué par des professionnels) comme un
banal film de baston esthétisant et vaguement facho. Sans le bouche à oreille, ce film rate son public. Les amateur de bastons vont le voir mais en sortent déçu puisque ce n'est pas un film de baston, et ceux qui veulent voir un film sur l'amour, la folie, les errances humaine, le chaos, la destruction et le savon n'y vont pas
puisqu'il est clair que ce film est un film de baston. Et voila comment un des meilleurs films de tous les temps aurait pu passer à la trappe.
Récemment, les deux cafouillages marketing qui m'ont frappé ont pour nom Gran torino et Teeth.
L'affiche (devenue la jaquette DVD) de Gran torino montre un Eastwood conquérant, le regard dur vers le lointain, un fusil à pompe à la main, une bagnole de sport en fond et le tout fait
penser à un inspecteur harry sur le retour ou au maître de guerre à la retraite. Cette impression est confirmé par le résumé du genre : un gang dans un quartier paisible, une famille harcelée,
qui pourra rendre leur tranquillité à des habitants terrorisés ? Clint va tous les buter pour faire régner la paix. Très western (sauf que les mexicains ont été remplacés par des coréens). En
fait, c'est surtout l'histoire d'un râleur en fin de vie, enfermé dans sa solitude et ses préjugés qui va, contre toutes attentes, s'ouvrir à ses voisins. Donc un film qui joue sur
l'humain et non sur l'action (il doit y avoir un demi quart de fusillade dans tout le film, zéro poursuites, pas de bagarres...). Plus d'émotions que d'agissements, mais, apparemment, il est
bon de capitaliser sur le passé des célébrités.
Teeth est lui vendu comme un teen movie d'horreur, une bonne grosse comédie bien grasse autour d'un postulat gore. Une jeune fille appartenant à un groupe prônant l'abstinence avant le
mariage découvre, en même temps que son premier amour qui tente de la violer dans une grotte, que son vagin est équipé de dent. Cette decouverte se confirme quand un gyneco pas très professionnel
perd les 4 doigt qu'il avait introduit et qu'on se trouve confronté au souvenir traumatisé du beau frère de l'héroïne ayant, enfant dans une petite piscine en plastique, perdu un bout de
doigt en s'aventurant la ou il n'aurait pas du et qui, en conséquences, sodomise consatment sa copine trop amoureuse pour le lui refuser. Hilarant hein ? Non ? En fait de marrade
on a le droit à un film froid et glauque, plus proche du cinéma indépendant que de la comédie hollywoodienne qui finalement révèle une métaphore plutôt bien faite sur le passage à l'âge
adulte, la sexualité consentie et l'épanouissement féminin.
Tout ça pour dire que le travail de porc de certains publicistes contraint non seulement des oeuvres qui valent vraiment le coup à rester anonyme et d'autres à être surmédiatisées alors qu'elles
ne le méritent pas vraiment (bustercasey, je t'ai entendu penser Taxi 4) mais peut aussi empêcher un film d'atteindre son vrai public et ça, c'est vraiment dommageable.
*Objet filmique non identifié

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