Décrypter le monde qui nous entoure... ou pas.

Samedi 5 septembre 2009

Sur les forums, chats et autres lieux d'échanges virtuels, +1 est une façon claire et rapide de soutenir un propos énoncé. Le successeur du "je plussois" en quelques sorte.

Via Dabloog :

Il m'arrive d'allumer la boîte à idiotie par fois (entendez la télévision), surtout quand je suis en train de me sustenter. Et là, tout à l'heure, alors que je me dégustais une crêpe façon bretonne, je tombe sur l'épisode 5 de la saison 1 de
Dr House, celui-là même qui parle d'une nonne.

Mais ce n'est pas la nonne qui m'intéresse dans ce cas. C'est la micro histoire du père noël qui souffre de troubles digestifs. Le médecin aigri préféré des français lui prescrit alors du riz complet... Jusque là rien de choquant...


Ouais sauf qu'en fait, dans la version originale, il lui prescrit... des cigarettes (Philip Morris pour être exact). Et je suis désolé mais, on ne me fera pas croire que c'est dans un but unique et noble d'adaptation française que le tabac se transforme en riz.


Alors oui, le tabac c'est mal et le riz complet c'est bien (enfin je pense...) mais bordel de dieu de merde en croûte, je NE VEUX PAS qu'on pense à ma place. Je NE VEUX PAS qu'on me manipule (même si je vous le l'accorde, on se fait tous plus ou moins manipulé tous les jours). Laissons donc les œuvres telles quelles.


Je n'aimais déjà pas regarder mes films et séries en version française mais là c'est la goutte d'eau qui fait déborder la vase.

Vive les versions originales ! \o/

~Meow~
par Gooz
"


+1

Par Hephaistos639
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Mercredi 19 août 2009


Parmi les différents blogs que je lis régulièrement, il y en a un, crêpe georgette, sur lequel je suis mitigé. Par moment, j'ai carrément envie de le supprimer de mes favoris tellement je trouve que ce que dit cette fille est bête, et à d'autres, je me retrouve en admiration devant certain de ses textes ou de ses analyses (c'est une féministe convaincue et sa manière de voir la société est vraiment intéressante). Du coup, je me suis dit qu'un blog qui suscite les passions (enfin, la mienne en l'occurrence) mérite d'être cité.
Pour vous donner un aperçu de ce qu'elle peut faire, voici un texte (ironique, je précise pour ceux qui voient du premier degré partout) sur les juifs (non, je ne fais pas une fixette, c'est juste que je trouve ce post très bon).


" Après avoir abordé les idées reçues sur
les noirs, les homosexuels, nous allons parler d’une autre catégorie d’êtres, les juifs.

 

1. Le juif, un gaffeur impénitent
(source l’historien Mel Gibson). An 33 ou à peu près. Le juif, niais comme pas un, décide de dénoncer un gars (comme quoi la roue tourne) et de le faire crucifier. Manque de pot, c’est dieu. Ou son fils.
Imaginez. Il y avait à peu près 500 personnes à dénoncer, des putes à faire transformer en sel, des sodomites à faire bruler et voilà qu’ils choisissent Jésus. Ne nous étonnons donc pas trop de la suite. (ils ont toujours pas demandé pardon hein. Et je dis ca, je dis rien).

NB ; il semble que le premier à avoir parlé des juifs, comme peuple déicide est Jean-Chrysostome dont j’avais déjà parlé ici; un type à rapidement intégrer dans le Lagarde et Michard donc.


2. Le juif, inventeur du communisme.

Dans sa vie, le juif n’a qu’une ambition ; gouverner le monde. Dans ces cas là, il se réunit entre juifs dans des caves, boit du sang d’enfants (oui il est cannibale comme le noir) et invente des trucs ; Comme le marxisme. Je lisais il y a peu le chouette livre d’un sympathique académicien français vers 1933. Un homme de bon sens d’ailleurs. Clairvoyant comme pas un, il nous expliquait que certes Hitler était antisémite mais qu’à partir du moment où c’était pour lutter contre le marxisme, invention juive pour gouverner le monde, et ben on pouvait que comprendre. Opinons.


3. Le juif, inventeur du capitalisme

Le juif n’est pas très malin donc sa tentative de gouverner le monde par le marxisme rata c’est là en général que je pleure, je faisais partie du complot). Il inventa donc le capitalisme pour s’en mettre plein les poches. Jusqu’à présent, ca n’a pas trop mal marché. Il inventa aussi les illuminati, la franc-maçonnerie et le foie de veau. (oui et le sida, la grippe porcine en colloboration avec les musulmans et les végétariens).

NB : Il est assez étonnant de constater que certains opposants à des idéologies contraires utilisent les mêmes arguments, les mêmes procédés.  L’idée centrale est selon moi que les juifs veulent dominer le monde - c’est ce qui revient dans  tous les textes antisémites - il est donc confortable de leur coller sur le dos à peu près tout ce qu’on peut imaginer afin de “justifier” ces théories.


4. Comment reconnaitre un juif.

Le juif a un nez crochu. Pour mieux sentir l’argent disent certains (voir point 5).
Sinon un obscur politique a déclaré vers 1930 “les juifs c’est comme les femmes”. Cette intéressant et pertinente observation aurait quand même du nous mettre la puce à l’oreille. Quand on sait ce qu’on sait sur les femmes, il était tout de même logique de comprendre ce qu’est le juif. Et c’est pas joli.


5. Le juif est riche

Révisons ainsi nos sophismes.
Rothschild est riche
Rothschild est juif.
Tous les juifs sont riches.
Comme le dit un humoriste que j’aime pas trop mais qui a quelques trouvailles “j’aime mieux fréquenter les antisémites ; avec eux, au moins je gouverne le monde et suis milliardaire”.

NB ; il semble que cette idée-là vient toujours de l’idée du peuple déicide et de Judas qui aurait vendu Jésus pour de  l’argent.


6. Le juif, un peu comme le noir en pas pareil mais pas en mieux.

le noir c’est un peu comme une bête de somme ; gentil, utile mais pas bien malin quoi.
Le juif est super intelligent, un peu trop *. Il s’infiltre dans nos sociétés, tu ne le vois pas venir (il a poussé le vice à nous ressembler) et à peine le temps de te retourner qu’il t’a déjà volé ton commerce de gaines.

* Notez que ca s’oppose à l’idée reçue 3, c’est la joie des idées reçues, dire tout et son contraire.


7. Le juif, un mythomane de première.

Certains s’inventent une carrière comme par exemple croire qu’avoir fait une école de commerce te rend cultivé. Les juifs s’inventent des morts. Avec ses faux morts, le juif peut se faire plaindre et avoir plein d’avantages comme la carte vermeil, des tickets restau et la mutuelle. D’ailleurs quand y’a mort, y’a cadavre (j’ai vu les experts). Si y’a pas cadavre y’a pas mort. Point barre.


8. Le juif fait des vêtements.

Comme le juif ne trouvait pas de vêtements dignes d’envelopper son corps cacochyme et souffreteux, il s’est lancé dans la confection. Après, les chinois encore plus sournois et avides d’argent que lui, lui ont piqué le marché.


9. Le juif est haineux.

Prenons un gars somme toute sympathique qui se pose des questions tout de même légitimes sur la gestion des douches à Auschwitz. Après tout c’est une opinion et toutes les opinions sont respectables et pi la liberté d’expression merdalors.
Et ben en général le juif l’aime pas ; ca témoigne quand même d’un esprit vicieux (le juif est vicieux).


Et surtout le juif est juif. Et ca je suis pas sûre que ca soit pardonnable
"

Ça vous donnera peut être envie d'en voir plus... ou pas.

Par Hephaistos639
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Mercredi 12 août 2009

Petites informations utiles pour apprécierpleinement la teneur de l'anecdote (qui, par ailleurs, n'est pas si importante que ça) : lors du shabbat, les restrictions sont nombreuses (et, n'étant pas un expert en judaïsme, je ne les connais pas toutes mais pour avoir une petite idée vous pouvez toujours cliquez ici). Il est notamment interdit d'utiliser un appareil électrique (Télévision, lumière, téléphone...) mais aussi de demander de manière explicite ou affirmative à des non-juifs de s'en servir aux bénéfices du pratiquant (ce qui doit certainement découler d'une loi plus large qui interdit aux juifs de faire travailler les goyim pour shabbat).

Toujours est il que si un juif à un besoin imperieu de se servir d'un appareil électrique lors du shabbat il doit trouver un non-juif (capable de comprendre les allusions) qui pourra le faire pour lui. Pour éviter de se retrouver dans pareille situation les yéhudim prévoient à l'avance ce dont ils auront besoin et le mettent en marche le vendredi soir avant l'heure limite (climatisation, lumière...).

L'erreur est cependant humaine. C'est ainsi que mon collègue de boulot, qui s'occupe en parallèle d'une synagogue, a oublier d'allumer la climatisation dans la pièce des femmes le vendredi soir. Samedi matin la chaleur été si étouffante qu'il a du prendre les choses en main : il s'est rendu au Franprix en face de son lieu de culte pour "demander" à l'employée de venir le sortir de ce mauvais pas.

Reconstitution :
- "Bonjour, vous allez bien ?
- Oui... mais j'ai un problème. Il fais chaud dans la pièce des femmes.
- Ah. Ben si je peux vous aider
- Oui. Mais je n'ai pas le droit de vous demander
- Et qu'est ce que je peux faire.
- Je n'ai pas le droit de vous le dire mais il fait très chaud.
- Je comprend... Si je peux vous aider, vous dites.
- Je peux pas... mais on a un problème de clim
- Je comprend. Bon, ben si vous voulez téléphoner n'hésitez pas".

Moment de solitude... ou pas.

Par Hephaistos639
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Vendredi 12 juin 2009

Je suis INFJ au test MBTI.

Oui, je sais, autant d'acronymes mis bout à bout, ça fait penser à une finale des chiffres et des lettres alors qu'en fait, une fois qu'on en connaît la signification, c'est non seulement compréhensible mais en plus intéressant.

Un des élèves de Freud, le psychiatre Carl Jung a travaillé sur la personnalité et ses recherches ont débouchées sur la création de "types psychologiques" (en gros, il a modélisé des "genres" avec des caractéristiques bien distincts). Isabel Briggs Myers et sa mère, Katherine Cook Briggs se sont inspirées de ses travaux pour créer le MBTI (Myers Briggs Type Indicator). Ainsi, il existe 16 types de personnalités différentes et ce test permet de savoir si vous avez des tendances plus rationnelles ou plus intuitives, si vous êtes plus introverti ou extraverti (mots a ne pas comprendre suivant la définition commune de timidité).

Pour vous tester il suffit de répondre à ce questionnaire puis de vous reporter à ce tableau pour voir ou vous vous situez. Ensuite vous n'avez qu'a naviguer sur le site pour connaître les statistiques, les caractéristiques ou encore les métiers les plus (ou les moins) exercés par les individus partageant votre type de personnalité.

Je me permet de vous rappeler que ces 16 types revêtent un caractère général il n'y a pas de bon ou de mauvais types et aucun individu ne saurai être totalement concerné par leurs définitions.

Par Hephaistos639
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Mardi 12 mai 2009
 

Quiconque ayant déjà regardé Virgin17, NT1 ou NRJ12 après 22h00 sait forcement ce qu'est un nanard. C'est le genre de films réalisés avec un budget minuscule et/ou un scénario inconsistant et/ou des acteurs peu convaincus et/ou des effets visuels kitsh (et j'en passe) mais qui malgré tout ce veut sérieux, à tel point qu'il en devient comique (à la différence du navet qui lui reste mauvais et navrant).


Un site est dédié à ces films : les chroniques sont drôles, bien écrites, intelligentes, ironiques et moqueuses mais réalisées par des amoureux du genre, vouant un culte aux films nuls et ringards. De plus, le site est bien pensé et vous pouvez regrouper les films par catégories (action, sentiment, teen movie), mais aussi par acteurs ou réalisateurs, écouter les répliques les plus cultes ou encore faire rire Christophe Lambert en le chatouillant.


Voici un exemple de ce que peux donner une critique sur nanardland : elle est trop bien vu par des experts en nanard (sans les captures d'écran malheureusement : pour la lire dans son intégralité non censurée, cliquez ici). Ca vous donnera peut être envi d'en découvrir plus... ou pas.





" Petit retour dans le temps... le temps douloureux de vos années de lycée ! Plongez au plus profond de vos mémoires et faites remonter à la surface tous ces souvenirs enfouis. Je sais, c'est dur, mais faites un effort, voyons ! Quelles étaient vos préoccupations principales à cette époque? Avoir votre bac ? Essayer de ne pas se taper un 2/20 lors du prochain contrôle de cet enfoiré de prof de maths ? Comprendre ne serait-ce que l'énoncé du devoir de ce bâtard de prof de philo ? Trouver un nouveau kit 75, un carbu de 12 et un pot Malossi pour votre 103 SP ? Programmer un nouveau Tetris sur votre vieille Casio ? Eventuellement, prier pour que le dentiste vous enlève cet abject appareil pour qu'enfin, oui, enfin, la jolie Jennifer de la Terminale A veuille bien daigner vous accorder un regard, voire même - espoir suprême et irréalisable - accepter de sortir avec vous ? (Mesdemoiselles, je vous invite à remplacer vous même "la jolie Jennifer" par "le beau Kevin de Première STT", mais si, mais, si... le grand, là, celui avec la boucle d'oreille qui vous faisait toutes craquer, celui-là même qui a repiqué trois fois et qui vient au lycée en Golf GTI Turbo !)

C'était ça, hein ? Allez, avouez ! On est entre nous, là !

Et vous savez pourquoi c'était comme ça ?

Parce que vous n'êtes que des tapettes de Français et des sales cons de pauvres, voilà pourquoi !

Parce que dans la vraie vie, là-bas, en Amérique, c'est pas ça du tout ! Dans la vraie vie, les lycéens viennent au bahut en Porsche ou en 4x4, gardent les dents blanches, sont tous de beaux joueurs de football américain ou de mignonnes pom-pom girls. Et pour les examens... pffft ! Qu'est ce qu'on en a à foutre des examens quand, de toutes façons, le carnet d'adresses de Papa vous garantit une place dans les meilleures universités ? Résolument non ! Dans la vraie vie, l'unique souci, c'est d'être le type le plus populaire du lycée et d'être élu Roi (ou Reine) de la promo ! Ça, c'est VRAIMENT important ! Laissez aux gosses de prolos les doutes sur leur réussite sociale et refaites-moi ce brushing !

Bref, bienvenue dans le monde merveilleux des teen-movies, ces films montrant la jeunesse dorée américaine aux prises avec ses affres existentielles, popularisés en France par la 2478e rediffusion de "Beverly Hills". Univers aseptisé, monocolore (ah, non, il y a quand même quelques Noirs pour les quotas, mais uniquement dans des rôles de sous-fifres comiques), peuplé d'acteurs de 30 ans jouant des ados de 15, de dialoguistes qui pourraient être leurs grands-parents (un ou deux "fucking" égarés dans toute la longueur du métrage), et pour tout dire, extrêmement niaiseux. Un univers niais, avec des acteurs niais, jouant des personnages niais, pour un public de niais. Loin du second degré et de l'ironie d'un "Not Another Teen Movie" ou même d'un "American Pie", "She's All That" ("Elle est trop bien" en VF) est un digne représentant du genre, et assume avec fierté le premier degré de son discours et l'idiotie cynique de son propos.

Dans ces conditions, qui d'autre que ce grand couillon de Freddy Prinze Jr pouvait occuper avec brio le rôle principal de ce nanar mielleux ? Lamentablissime acteur, le mari de Sarah Michelle Gellar à la ville réussit l'exploit de rendre son personnage encore plus insipide que le nullard Jason Priestley (l'inénarrable Brandon de "Beverly Hills"). Tant de médiocrité se devait d'être récompensée par un film digne d'elle et "She's All That" y correspond tout à fait : ce film est l'écrin dont Freddy Prinze Jr est le joyau.

Permettez maintenant que je jette un coup d'oeil à la demi-feuille de papier-cul sur laquelle est écrit le scénario pour vous toucher deux mots de ce dernier. Type le plus populaire de son lycée, capitaine de l'équipe de soccer, roi de la promotion 1998, le beau Zach Siler (Freddy Prinze Jr, donc) n'en vient pas moins de se faire larguer par sa copine, la jolie Taylor Vaughan, reine de la promo 98, qui lui préfère un acteur de télé-réalité, autrement plus utile pour sa côte de popularité en vue de l'élection de la "Reine du Lycée 1999". Ecoeuré par le cynisme de l'amour de sa vie, Zach parie avec ses amis qu'il peut prendre la fille la plus moche du lycée et en faire la future Reine en moins de 2 mois. Bien vite, son choix se porte sur Laney Boggs, le pire horrible laideron de toute l'institution scolaire. Evidemment, par "horrible laideron" il faut bien sûr entendre "fille très jolie mais qui porte de grosses lunettes, des vêtements pas à la mode et une queue de cheval au lieu d'une permanente". Artiste peintre maudite à qui les méchantes langues de vipère de sa classe conseillent de se suicider pour obtenir la notoriété, Laney est, en plus de sa laideur toute relative, orpheline de mère et issue d'une famille pauvre (maison de deux étages avec jardin et piscine quand même), dont Zach va devenir le bienfaiteur après quelques efforts pour la séduire. Efforts évidemment ponctués de scènes "comiques" oscillant entre le presque bon (rare), le multi-réchauffé ("hihi ! Il se prend un ballon de volley dans la tête parce qu'il regarde une fille !") et le démago gras-du-bide ("hihi ! Il fait le pitre dans un théâtre pour se faire remarquer et la salle applaudit !").

Une fois passée entre les mains de son Frankenstein, Laney-le-laideron devient en quelques heures d'intense relooking, Laney-la-giga-bonasse (c'est à dire la même, mais coiffée et sans lunettes) et commence à devenir populaire dans le lycée et auprès des amis de Zach.

Va-t-elle pour autant devenir membre de l'élite scolaire ? Que nenni, car il faut bien savoir une chose, les enfants, c'est que tout ce qui brille n'est pas or. Il vaut mieux être que paraître, et malgré ses nouveaux ramages et plumages, Laney n'en est pas moins restée, aux yeux de toutes les chipies jalouses, la même pauvre petite artiste intello à lunettes qu'avant, que les filles à papa du lycée (et notamment Taylor) se plairont à humilier lors d'une petite sauterie organisée chez un copain de Zach ("Ça te fait quoi qu'une gosse de riches comme moi intègre une grande école d'art alors que toi tu nettoies mon vomi ?"). En revanche, pour la plupart des mecs et notamment le copain de Zach, Laney devient le nouveau trophée à exhiber, et à dépuceler au passage. Victime du déterminisme social de la jet-set de Beverly Hills, Laney choisit de se venger et de retrouver sa fierté en arrachant à Taylor sa digne fonction de Reine du lycée, lors d'une campagne électorale si violente qu'en comparaison, le deuxième tour des présidentielles de 2002 passe pour un ridicule petit épiphénomène dont la seule évocation fait pouffer. Superficialité contre profondeur, grande bringue aux jambes interminables contre petite intello, pom-pom girls contre club des amis de l'art, la guerre sera terrible, sanglante et sans pitié car, aux Etats-Unis, devenir la Reine du lycée est une promotion sociale sans précédent et d'une importance capitale. Comme disait le petit Saddam H., jeune lecteur de Bagdad, "c'est la mère des batailles qui commence".

Ceci dit, campagne ou pas campagne, le bal de fin d'année approche. Et si devenir la Reine du lycée est un objectif crucial dans les institutions scolaires américaines, trouver la bonne cavalière / le bon cavalier pour le bal vient immédiatement derrière dans l'ordre des priorités. Malheureusement, c'est le moment que choisit Dean, le grand rival de Zach, pour révéler à Laney l'existence du pari la concernant. Ecoeurée des pensées cyniques de celui pour qui elle commençait réellement à éprouver des sentiments, elle rompt bruyamment avec lui, à la grande joie de Dean et de Taylor qui, après s'être faite larguer à son tour par son acteur de real-TV, tente de profiter de la notoriété du capitaine de l'équipe de foot du lycée pour garantir son élection (tant l'électeur américain, particulièrement le lycéen, est une créature grégaire, naturellement déterminée à suivre son chef de troupeau ou son leader d'opinion) au grand regret de Zach qui, lui aussi, tel le Pygmalion de la légende, commençait à aimer sincèrement sa créature, et qui, d'un imposant mouvement de sourcil destiné à signifier toute la misère du monde où nous vivons, se remet farouchement en question, décidant d'en finir avec la cupide Taylor et de renoncer à entrer dans la grande université que lui avait choisie son père, pour postuler dans une école d'art, par amour pour Laney.

Le Grand Soir (non Arlette, pas ce Grand Soir-là, je parle du bal de fin d'année) voit l'ensemble des lycéens s'éclater comme des bêtes, menés par un DJ poussif qui réussit toutefois à leur faire entamer en rythme une chorégraphie à la Mia Frye, digne d'un clip de mauvais R'n'B français (pléonasme) diffusé sur M6 (second pléonasme). Faut-il croire que tous les lycéens américains suivent des cours obligatoires de danse rythmique synchronisée ? Reste que cette scène (l'une des plus chargées en nanardise) sera reprise quasi-telle quelle et parodiée dans "Not Another Teen Movie", rendant l'originale encore plus hilarante s'il en était besoin. Elus Roi et Reine de la soirée, Zach et Taylor (haha ! Vous voilà bien baisés, hein ??? Vous étiez persuadés que c'était Laney qui allait gagner, pas vrai ? Et bien non ! A la fin du métrage, l'un des scénaristes à dû se rappeler pourquoi il était payé et a conçu ce rebondissement final) s'aperçoivent qu'ils n'ont décidément rien à se dire. Au mépris de sa réputation, Zach descend du podium pour aller au secours de Laney, emmenée dans un hôtel de passe par Dean qui avait toujours eu une petite idée derrière la tête lorsqu'il l'avait invitée au bal, prouvant au passage que Freddy Prinze Jr a le numéro de tous les hôtels de Los Angeles dans son portable, ce qui est bien pratique. Ceci dit, rassurez-vous (ou soyez déçus, c'est selon), ça reste un teen-movie et il ne se passera strictement rien entre Dean et Laney. On ne verra pas une moitié de baiser fougueux, pas un quart de bout de nichon, pas un demi poil de cul, rien, que dalle, nada. On apprendra juste plus tard qu'elle s'en est sortie grâce à une corne de brume et c'est tout.

Bon, et le happy end dans tout ça ? Il arrive, mes bons amis, il arrive ! Et, je vous rassure : il n'y a ni la moindre once de suspense, ni le moindre degré d'originalité dans celui-ci, soyez tranquilles. A la fin, les deux tourtereaux dansent et s'embrassent dans le jardin de cette dernière, au bord de la piscine, sous la lumière des milliers d'ampoules installées par le père de Laney. Avouez que vous y aviez pas pensé à une fin pareille !

Comment ça, si ?

Alors, d'accord, d'accord, "She's All That" n'est certainement pas le nanar d'anthologie promis. Faisant la même impression au spectateur qu'une lente noyade dans une mélasse sirupeuse rose bonbon au goût très sucré, il a la particularité d'être le film qui a relancé la mode du teen-movie, genre qui semblait tombé en désuétude, à l'aube du troisième millénaire. Et lorsqu'on entrevoit le potentiel daubesque du genre, on ne peut que laisser couler une larme de gratitude pour ce film précurseur, admirablement servi par le jeu jouissivement nul d'un Freddy Prinze Jr flirtant avec le zéro absolu du métier d'acteur ".


Par Hephaistos639
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Lundi 4 mai 2009
 

Je ne suis pas un grand fan de sport. J'en pratique peu (pour ne pas dire pas) et j'en regarde autant car, au final ça ne m'intéresse pas.


Dans le même ordre d'idée, l'art tel qu'il est exposé dans les musées (peintures, sculptures...) me laisse froid . Il est possible de se régaler des anecdotes entourant l'oeuvre, de décortiquer la construction du tableau comme de n'importe quelle autre image, de se cultiver avec les sens cachés de l'oeuvre ou la vie de l'artiste, voire même d'apprécier ce qu'on voit mais jamais une oeuvre d'art n'a réussie à me toucher.


Pourtant, à la croisé de ces deux chemins, on trouve c'est qu'on nomme les sports extrêmes (ou sports de glisses). Beaucoup trouve ça chiant à regarder mais de mon coté je retiens plus mon souffle en regardant ces gars placer des tricks hallucinants qu'en contemplant un De vinci ou un Velasquez.


Pour moi, leur comportement est artistique (atteindre une esthetique par la création, l'inovation et un style découlant d'une technique), leur démarche est artistique (rechercher dans un milieu urbain des endroits ou rider, transformer un environnement de tous les jours en immense skatepark), et les prouesses exécutées le sont tout autant.


Pour illustrer mon propos (pour être franc mon texte n'a pour but que d'introduire ce lien car je me doute bien de l'intérêt très limité que peux avoir pour vous mon avis sur le sport), voici une vidéo dans laquelle se côtoient figures hallucinantes, musique hypnotisante et toute une ville comme terrain de jeu.

Si ça ce n'est pas de l'art ?!... ou pas.

Par Hephaistos639
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Samedi 14 mars 2009

Hier, j'ai acheté un livre dont j'attendais la parution en poche depuis un petit moment. Quelle n'a pas été ma surprise de constater un brassard "conquis ou remboursé".

En fait, comme sur les paquet de lessive ou les compotes, je peux me faire rembourser (suivant les conditions habituelles) si je ne suis pas satisfait.

J'avais déjà des doutes mais la, c'est sur, le livre devient un produit de consommation comme un autre... ou pas.

Par Hephaistos639
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Samedi 21 février 2009

Ma soeur est professeur documentaliste ce qui veux dire qu'elle gère un CDI dans un collège (mais ne la jugez pas trop vite, elle a des tas de qualités) et elle qui m'a expliqué cette nouvelle sanction.

Souvenez vous, quand vous étiez jeune, petit et chiant, et que vous alliez au collège, les fouteurs de merde étaient systématiquement exclus, étant ainsi privé de la joie d'apprendre et devant supporter quelques jours de vacances forcés.

Et bien l'inclusion, c'est l'inverse. L'élève ne vas pas en cours mais doit tout de même se présenter dans son établissement ou il est gardé tout seul à ne rien faire, prenant ses récréations et sa pause repas en dehors des heures "normales" pour ne croiser personne.

"En général, ils préfèrent l'exclusion" m'a t elle précisé. Je dois avouer que je la crois... ou pas. 

Par Hephaistos639
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Mercredi 18 février 2009



... on pourrait faire une sorte d'étude sociologique.

Comme une inscription facebook est gratuite, pourquoi ne pas créer (par exemple) un compte Vincent Cassel et un autre Monica Bellucci. On les fait apparaître en couple et on imagine des tas d'autres profils fictifs d'inconnus et de personnalités crédibles en fonction de leurs carrières (par exemple : Gaspard Noé, Romain Duris ou encore Viggo Mortensen)

Une fois les deux comptes suffisamment fournis pour sembler vivants on envoie des demandes d'amis aléatoires (ou on les attends) et on étudie les comportements.

C'est vraiment si on a du temps à perdre !

Non, je ne suis pas un psychopathe... ou pas ?

Par Hephaistos639
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Jeudi 15 janvier 2009

On dit souvent que "c'est les meilleurs qui partent en premier".
Loin de moi l'idée de critiquer la culture populaire mais, si je me base sur les heures de départ de mon boulot par exemple, je ne suis pas sur que ce dicton soit encore valable... ou pas.

Par Hephaistos639
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"Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme"  Hunter S. Thompson

"Même sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul"
  Michel de Montaigne


"A force d'enculer les poules on finit par casser les oeufs"
(entendu dans le poulpe)

"Le bruit de l'un peut être la musique de l'autre" André Schaeffner
 

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